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L’évolution de nos vies, pour le meilleur ou le pire ?

Il faut dire que nous n’avons pas évolué, toujours, dans le bon sens. Quand je vois parfois la société autour de moi, je me dis que nous avons beaucoup de chances, énormément de chances mais que nous avons perdu pas mal de choses également.

Regardez autour de vous et voyez :

  • ces routes de bitumes que l’on emprunte quotidiennement,
  • les trottoirs pour les piétons quand même très pratiques (sinon je pense que l’on serait vêtu d’une armure pour prévoir les cas ou l’on se ferait accrocher par une voiture),
  • ces transports en communs et voitures personnels que l’on peut emprunter pour parcourir de grandes distances et à l’abri de toutes intempéries, au chaud et reposé,
  • les maisons et bâtiments qui font parties intégrantes de notre environnement, nous apportant un grand confort et se retrouver en famille bien au chaud à regarder la télé dans un canapé bien confortable, on est au moins à l’abri, encore une fois de toutes ces intempéries,
  • l’évolution des conditions sanitaires et hygiéniques qui nous permettent de vivre mieux et plus longtemps, dès qu’on tombe malade, un coup  de médocs et c’est bon,
  • les moyens de communications qui nous permettent d’être en relation avec n’importe qui dans le monde quasi instantanément,
  • les médias qui font transiter en continu de l’information de tout type,
  • l’éducation à la portée de tous et donc un certain savoir,
  • la chance de trouver un travail quel qu’il soit et pouvoir ainsi subvenir à sa vie,
  • la chance de vivre dans un monde où une certaine paix règne et marcher dans les rues tranquillement, l’esprit serein,
  • ….

Nous avons tous énormément de chances …

Qu’est ce que tu racontes là, tu découvres la vie !

… de la vie que nous avons, comparée à celle des générations précédentes voire nos ancêtres.

En effet, quand on y pense, au Moyen Age, par exemple, il n’y avait pas de routes, d’axes routiers, alors on devait se débrouiller pour ne pas se perdre et passer par des endroits difficiles d’accès et de circulations, où l’on pouvait côtoyer des animaux dangereux, des bandits, des voleurs…

Tout le monde n’avait pas la chance d’avoir de moyen de locomotion, et ils devaient se contenter de leurs pieds pour parcourir, parfois, des distances extrêmement importantes, encore une fois dans des conditions difficiles en faisant face aux intempéries, aux dangers qui pouvaient surgir à tout moment dans des moments dans lesquels nous étions pour la plupart du temps seul (population faible auparavant) (fallait bien réagir si l’on rencontrait un puma vers la cordillère des Andes !)

Avoir un toit n’était pas aussi simple autrefois et il fallait parfois se le construire soi même, ou alors travailler pour d’autres personnes pour pouvoir être logé (la seule contrepartie du travail à la place d’une rémunération ou alors une partie) …

Et lorsque l’on attrapait un simple rhume, il se pouvait que l’on en mourrait et bien plus tard avec les progrès de la médecine, avoir un rhume était encore quelque chose que l’on évitait à tout prix. Et si vous vous coupiez par mégarde, alors bonne chances pour que ça ne s’infecte pas mais ne vous inquiétez pas car vous en souffrirez pour autant. En effet pour cautériser une plaie, ce n’était, mais alors pas du tout une partie de plaisir, loin de là.

Vous vous dites alors qu’il valait mieux avaler une cacahuète de travers, au moins en appliquant les bons mouvements, c’était du gâteau de s’en sortir … euh … encore fallait-il connaitre ces mouvements, les avoirs appris (école ? médias ? infrastructure dédiée ? …) ou alors appeler une personne compétente (sans moyens de communications ? dur, dur ).

Bon bon le tableau est vraiment noir mais il faut dire que c’était pas la joie autrefois, pas vrai ? Surtout si pour subvenir à vos besoin vous n’aviez pas de travail « honorable » et que vous deveniez un bandit ou alors un chasseur de tête (espérance de vie pour les deux catégories très faible … voire pour toutes personnes finalement …)

Il ne faut surtout pas oublier l’un des derniers éléments tragiques survenu le siècle dernier : la guerre. Je pense que je vais vous épargner le speech sur la guerre et ses conséquences sur l’homme. Mais il faut dire que la vie durant cette période, était extrêmement difficile et sans aucune projection ( ou faible )vers l’avenir : ils pouvaient mourir à tout moment.

Bref aujourd’hui on est tellement plus heureux, en meilleure santé grâce à cette quiétude d’esprit, reconnaissant …

Mais dans les faits, c’est faux.

Regardez le nombres de personnes :

  • qui se plaignent parce qu’ils doivent se lever le matin pour aller au travail de bonne heure.
  • qui se plaignent de ne pas avoir de voiture
  • qui sont en stress dès qu’une toute nouvelle situations se pointe devant leurs nez
  • qui sont au bord de la dépression parce que leurs conditions de travail sont difficiles
  • qui pestifèrent contre le mauvais temps qui les a surpris…

Je ne dis pas qu’il ne faut pas avoir de sautes d’humeur mais que ces dernières impactent notre santé et les personnes que nous côtoyons.

Mais t’es fou ou quoi ? C’est normal, notre confort s’est amélioré grâces aux vagues successives de progrès au cours du temps et comme tout le monde le sait, et par principe, l’homme veut toujours plus et ne se contentera jamais de ce qu’il a : il n’est jamais satisfait. Ainsi il ne peut pas revenir en arrière, une fois goûté à quelque chose de plus bon il ne voudra plus revenir en arrière; c’est comme passé d’une tv cathodique à un écran LED ou alors d’une 2cv à un c4 cross … Tu saisis ? 

Ok, je suis tout à fais d’accord, mais je pense que l’on se fait beaucoup de mal en ayant des émotions négatives pour des situations jugées « ridicules » autrefois. Parce que ces émotions négatives ont un impact sur notre entourage, nos actions, notre comportement, nous-même; alors que l’on pourrait éviter ces « souffrances » inutiles en ayant du recul. Parce que je trouve c** de se rendre malade parce que notre chef gueule de temps en temps ou parce qu’on est la tête de turc du service, ou alors parce que nos interlocuteurs ne sont pas dans la même « longueur d’onde »… De plus, réagir de la sorte a un effet de boomerang : plus vous vous sentez mal et aigri et plus la situation va empirer. ( comment faire alors  pour éviter d’envenimer la situation ? )

 

 

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http://www.reconnexions.net/notre-ideal-de-vie-moderne-est-il-vraiment-ce-a-quoi-nous-aspirons/

 

Tous ces exemples ont été mis en avant pour montrer que nous étions devenus un « peu plus faible » dans l’approche de la vie mais que nous avions également perdu l’esprit d’initiative.

C’était durant ces périodes dures et froides que nous avons connues les plus belles avancées humaines et technologiques, que l’homme a « osé » aller toujours plus loin comme la découverte des nouveaux continents, marcher sur la lune, inventer le train, les « machines volantes », l’électricité, les arts, la philosophie, l’ascension du mont Everest, les lignes à grandes vitesses …

Si l’on demande, aujourd’hui à quelqu’un de nous accompagner pour faire de l’alpinisme, la réponse peut-être un « non » catégorique, prétextant que l’on a mieux à faire.

Toute cette émulation créative n’est plus ou alors bien moins présente, l’esprit d’initiative notamment et la création. Et l’homme n’est plus un homme : on se pisse dessus dès que l’on doit faire quelque chose qui sort de notre périmètre habituel, que l’on doit entreprendre une chose nouvelle ou tout simplement rêver.

L’évolution, les progrès tant humains que technologiques et sanitaires, nous ont permis de jouir d’une vie avec bien plus de confort ainsi nous pouvons dire que nous « vivons » plus que nous « survivons » mais ce confort nous a englobé dans une bulle de confort dont le périmètre est assez limité.

Le confort, certes, est présent mais sommes nous pour autant plus libre avec ce confort toujours plus grand ? Ou tombons-nous dans une sorte de mutisme consenti ?

Le matin de bonne humeur, lorsque je suis tout frais, je suis souvent sujet à des divagations comme celle-là. Mais il faut dire que c’est tout à fait vrai. Le fait de ne plus créer, rêver, d’explorer … on reste sur nos acquis et on évite les nouvelles situations (en tout cas au maximum) et ce comportement se retrouve au travers de toute la société dans sa majorité, ce qui est dommage.

Rêver, explorer, tenter, découvrir, imaginer, ne va pas mettre notre vie en péril.

einstein

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